Monsieur le Président, mesdames et messieurs les Ministres.

A 15 jours de la collecte nationale pour l’aide alimentaire les associations tirent la sonnette d’alarme ! Il manque de bénévoles pour collecter les dons et le nombre de bénéficiaires explose. Parmi eux, les jeunes viennent massivement gonfler les rangs de ceux qui ont faim.

Pour les jeunes qui recherchent un premier travail ou un contrat d’apprentissage, les perspectives s’assombrissent. Dans la commission d’enquête sur les jeunes et le Covid, les syndicats anticipent que plus de 27% d’entre eux seront au chômage à la fin de l’année. 

Imaginez ce que ça donnera dans les quartiers populaires où les chiffres sont déjà à ce niveau  ! 

Ecoutez l’appel des 110 Maires, ces quartiers sont l’angle mort du plan de relance, alors même que la jeunesse y est plus nombreuse qu’ailleurs. 

Pour Ies étudiants, les petits boulots manquent à nouveau avec le reconfinement. Oui c’est dur d’avoir 20 ans mais le plus gros problème pour eux n’est pas de louper des apéros mais de croire en l’avenir. Et ce espoir passe aussi par une vie décente maintenant.

Vous avez mis en place une aide exceptionnelle de 150 €.  Mais quand on doit payer un loyer à 500€, même avec une bourse et un montant maximal d’APL, on est loin du compte ! 

Bon nombre d’étudiants n’ont plus de petits boulots et ne peuvent plus compter sur l’aide des parents qui subissent eux aussi la crise, un nombre inquiétant est en détresse psychologique, certains d’entre eux avouent sauter des repas à défaut de pouvoir en faire 3 par jour.

Alors s’il vous plait : plutôt que de venir donner des leçons sur comment manger à petits prix comme on viendrait balancer des brioches, ouvrez aux jeunes l’accès à un revenu vital : qu’il s’agisse d’une allocation d’autonomie, ou d’un revenu minimum à partir de 18 ans, franchement appelez-le comme vous voulez mais faites-le !