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PROJET DE LOI BIOETHIQUE : LE DOSSIER DE PRESSE

AGENDA

Lundi 09 septembre : début de l’examen du texte en commission spéciale

Lundi 23 septembre : début de l’examen en séance publique

La PMA pour toutes les femmes, une mesure d’égalité et d’avenir

Un enfant sur trente naît grâce à la procréation médicale assistée dans notre pays. Mais elle est réservée aux couples hétérosexuels qui souffrent d’infertilité. Après l’accès des couples de même sexe au mariage, l’accès égal à la procréation médicalement assistée de toutes les femmes est une nouvelle étape indispensable dans le progrès de l’égalité et de l’émancipation de celles qui, seules ou à deux, souhaitent donner la vie, construire un projet parental, s’entourer d’une vie de famille heureuse et reconnue par la filiation en France.

Aujourd’hui, des femmes vont dans des pays étrangers où la PMA leur est ouverte. C’est un acte coûteux qui n’est donc réservé qu’à celles qui le peuvent. Pendant que nous tardons à légiférer, les autres femmes souffrent d’une attente tout à fait injuste et source de véritables inégalités. D’autres encore pratiquent l’insémination artisanale, aux risques médicaux si nombreux.

Une PMA de qualité garantie par un service public valorisé 

Les délais d’attente à l’hôpital public pour la PMA en France sont aujourd’hui extrêmement longs, et plusieurs médecins réclament de longue date des moyens à la hauteur. Le temps est une donnée importante, particulièrement pour la PMA quand l’âge des premières tentatives est de plus en plus tardif, que dès 37 ans les chances de succès se réduisent considérablement. Des couples, évidemment ceux qui le peuvent financièrement, se tournent vers les cabinets privés où les délais sont raccourcis. L’ouverture à toutes les femmes doit nous permettre d’exiger des unités de médecine de la reproduction en plus grand nombre et mieux dotées dans le service public hospitalier. C’est essentiel pour aller au bout de cette démarche d’égalité.

Débattre des aspirations, éconduire les fantasmes

Assez d’intox : l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, en couples lesbiens ou célibataires, n’est ni une ouverture à la GPA, ni une réponse à un quelconque « droit à l’enfant » . C’est une réponse de progrès et d’égalité à un désir d’enfant. Renvoyer à l’immoralité ces « femmes qui voudraient des enfants à tout prix »  ou qui « revendiquent un droit à l’enfant » est une souffrance supplémentaire, infligée la plupart du temps par des gens étant déjà parents.

Les enfants nés de couples de lesbiennes ou de femmes célibataires vont bien. Nous le voyons tout autour de nous et des centaines d’études le démontrent. Le plus dur, pour eux, ce sont les paroles de haine, d’intolérance, celles qui viennent les comparer à des légumes OGM. Ces paroles blessent, traumatisent. Dans l’hémicycle comme dans la société, il ne faudra dans ce débat abandonner aucune vérité aux outrances prévisibles d’une minorité d’anti-PMA, anti-homos, anti-lesbiennes, anti-tout. Il ne faudra rien concéder à ces messages de haine.

Aujourd’hui, près des deux tiers des personnes interrogées sont favorables à une PMA égale pour toutes. Les Français sont décidément plus prêts à cette avancée que bien des experts par procuration et organisations bornées.

L’auto-conservation des ovocytes, l’anonymat des donneurs de gamètes, le développement des examens embryonnaires sont autant de questions qui doivent être discutées pour que la loi et les évolutions des visions qui sont celles de la structure familiale et de la bioéthique forment un cercle cohérent, protecteur et garant de l’intérêt de l’enfant. Nous déposerons des amendements pour contribuer à ces échanges essentiels. 

Contact presse : Nils Gustau, Attaché parlementaire d’Elsa Faucillon – 06 13 03 10 23

Comprendre les grands enjeux du débat en 8 minutes
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