À elles seules, les grandes banques françaises ont une empreinte climatique supérieure à celle de la France. Une nouvelle preuve que la proposition de loi contre le financement bancaire des énergies fossiles que nous avions déposée avec le soutien d’ONG comme Oxfam France, Attac ou 350.org et rejetée par le gouvernement l’année est toujours d’actualité !

Ma question écrite à la ministre de l’écologie, déposée au début du mois de janvier :

Mme Elsa Faucillon attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur les conclusions du rapport publié par les Amis de la Terre France et Oxfam France le 28 novembre 2019, sur les émissions de gaz à effet de serre issues des financements et investissements des banques françaises dans le charbon, le pétrole et le gaz. Cette étude démontre clairement les implications climatiques des soutiens massifs et continus des grandes banques françaises aux énergies fossiles. Elle précise que l’empreinte carbone de celles-ci s’est élevée à 4,5 fois les émissions de gaz à effet de serre du territoire français en 2018. BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale émettent chacune plus que la France. Depuis la COP21, les acteurs financiers privés ont pris de nouveaux engagements sectoriels, mais ces derniers se sont avérés insuffisants, incapables de répondre au double impératif climatique de mettre fin à l’expansion des énergies fossiles et d’en programmer la sortie progressive et totale. Une fois encore, les limites de l’approche « volontaire », prônée par les acteurs privés et privilégiée jusque-là par le gouvernement, sont démontrées. Madame la Députée Faucillon souhaite savoir quelles mesures concrètes et contraignantes le ministère compte prendre pour garantir un alignement des activités des banques françaises avec les objectifs de l’Accord de Paris.